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Mooc révolution de l'enseignement ?

Les MOOC, ou Massive Open Online Courses, depuis 2012 ont fait une apparition fracassante dans le monde de l'enseignement supérieur. Dans la suite des grandes Universités Américaines, les Grandes Ecoles et Universités du monde entier se lancent dans la course.

Un premier constant indique que le nombre de participant qui vont jusqu'au terme des cours, est en général très faible (proche de 5%). Nombreux sont ceux qui s'inscrivent sans intention d'obtenir une certification. Les raisons qui poussent à suivre un cours en ligne ne sont pas les mêmes selon les profils (personne en recherche d’emploi, cadre en poste, étudiant  … ). Le succès semble corrélé avec le degré d'interaction entre les participants. Ces interactions passent par les forums de discussion du cours. Malheureusement une grande majorité des apprenants sont des observateurs passifs. Comment maintenir un nombre important d’apprenant ? L'utilisation de points et de badges, tant pour encourager les interactions que maintenir un niveau élevé de motivation tout au long du cours semble être la bonne méthode (Gamification).

Les MOOC ne sont pas simplement des cours diffusés en ligne; ils reposent également sur des exercices et des examens. Mais devant un grand nombre d’apprenant les tests de connaissances en ligne peuvent ne plus suffire. Il faut passer par l'évaluation entre pairs (Voir MOOC : comment concevoir une évaluation par les pairs ?). Lorsqu’un apprenant soumet un devoir, il reçoit plusieurs copies d'autres participants à corriger accompagné d'un guide de correction. Le changement est de taille !

L'enjeu est stratégique, la massification de l'enseignement. Ce n'est pas pour rien que tous les grands Etats investissent des dizaines de millions de dollars dans la recherche et la mise en place de MOOC sur leur territoire.

Vers les apprentissages mobiles et sociaux

Selon le cabinet IDC 95% des possesseurs de tablette possèdent aussi un ordinateur et 71% des répondants estiment que la tablette ne remplace pas leur PC. Quant aux smartphones, il s’en est vendu plus d’un milliard en 2013 (taux de croissance : 38%). Il ne s’agit plus d’arbitrer pour un écran ou pour un autre … c’est de tous dont on a besoin !

A la vue de ces chiffres, le e-learning doit se décliner à la fois sur PC, tablettes voir sur Smartphone avec un usage adapté. Les contenus doivent être compatibles avec les différents environnements d’exploitation (Apple, Android, Windows…), sur différents navigateurs disponibles en plusieurs versions … soit quelques centaines de combinaisons à tester ! La tâche est particulièrement complexe car il faut proposer un design pédagogique et ergonomique adapté aux différents périphériques. Une dimension qui n’est pas encore bien maîtrisée par les concepteurs pédagogiques.

Autre information ; le Web social, n’est pas l’apanage de la génération Y : Les réseaux sociaux sont utilisés par 72% des 30-49 ans et 60% des 50-60 ans, soit une très grande majorité des salariés ! Les utilisateurs de Facebook en particulier sont très actifs : près d’un quart d’entre eux se connectent au moins 5 fois par jour… ». Si la formation ne s’appuie pas sur ces usages elle apparaitra obsolète et risque d’être marginalisée.

XPERTEAM a depuis longtemps engagé une révision de ses outils pour renforcer l’intégration des apprentissages mobiles et sociaux. Les briques de la suite Digital Learning composée de la plateforme WBT Manager et de son module Social Learning ainsi que la solution auteur Composica 6 permettent de bâtir un dispositif de formation à distance disponible sur des périphériques de toutes tailles et de développer des contenus HTML 5 compatibles PC, tablettes et smartphones.

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